Saint-Jean-de-Luz : sœur de la mer

Saint-Jean-de-Luz, c’est d’abord la mer. Adossée à l’océan, son climat est conditionné par lui, régulant agréablement des températures dont les oscillations sont parfois très marquées ailleurs en Pays Basque. Ici, les moyennes tournent autour de 7 à 9° l’hiver, 20° l’été. Par contre, les précipitations sont importantes, environ 1500 mm répartis sur 150 jours par an (avec un pic durant les mois de novembre et décembre).

Sous les vents

Le climat local se singularise toutefois par quelques manifestations relativement spectaculaires. C’est notamment le cas du vent du sud (baptisé en basque Haize hegoa), qui se lève régulièrement durant l’automne et balaie brutalement la ville d’une chaleur sèche, ou encore du vent d’ouest (Haize beltza), qui à la même période charrie au contraire froid et pluie.
Autre phénomène particulier au sud du littoral labourdin en été, le « coup d’enbata » ou brouillarta. C’est un vent violent venu du large, qui se lève brusquement à la fin d’une après-midi chaude, et chasse le plus souvent dans la panique les plagistes jusqu’alors paisiblement couchés sur le sable, provoquant le sourire moqueur des locaux accoutumés à cette curieuse manifestation des éléments.
digue de Socoa saint-jean-de-luz

Falaise protectrice

Saint-Jean-de-Luz, c’est aussi un trait de côte. L’océan atlantique lèche, et plus souvent burine, une ligne de falaises aux caractéristiques géologiques intéressantes. Tombant de plusieurs mètres dans les vagues du golfe de Gascogne (ou de Biscaye, selon les susceptibilités…) un empilement de couches rocheuses sculptées dans une géométrie parfois saisissante. C’est du flysch, une formation sédimentaire datant du crétacé supérieur.
Édifice ancien formé au cours de plusieurs centaines de milliers d’années, il a été inlassablement érodé depuis 10.000 ans par les effets conjugués de la remontée de la mer et de l’action de deux cours d’eau, le Grand Ixaka et Urdazuri (ou Nivelle). Le mur rocheux long sur la commune de 7,5 km est depuis percé de quelques échancrures, dont les plus profondes, creusées par ces deux rivières, sont Erromardi et surtout la baie. Plus au nord, la falaise présente enfin d’autres petites plages de sable ou de galets, baptisées Lafitenea, Maiarko et Zenitz.
La falaise est un espace relativement préservé de l’urbanisation (notamment depuis la promulgation de la loi Littoral) et présente un écosystème riche, réparti entre une lande littorale et une végétation propre à la falaise elle-même. On y trouve par exemple des plantes tels que le séneçon de Bayonne, la marguerite à feuilles grasses, la rossolis (plante carnivore aussi baptisée Drosera) et le grémil prostré. C’est au sommet de la falaise, à Arxilua, que s’est ouvert en 2007 le jardin botanique Paul Jouvet, remarquable site de conservation, d’étude et de diffusion pédagogique. Là encore passe le sentier du littoral, ouvert en 2005.

Un écrin

Vaste plan d’eau aujourd’hui fermé par trois digues, la baie est l’estuaire de la Nivelle. Né dans les Pyrénées navarraises, le petit fleuve de 39 km irrigue toute une vallée et de nombreux villages se sont installés à ses berges avant qu’il ne gagne la mer. Source de fertilité agricole, voie de communication, c’est un cours d’eau capricieux ayant causé plusieurs tragiques inondations, que l’on cherche aujourd’hui à domestiquer au moyen d’un barrage écrêteur de crues, sur le site de Lurberria, à Saint-Pée-sur-Nivelle.
La Nivelle est riche en alluvions, qui ont formé près du littoral une zone marécageuse sur laquelle s’est construite Saint-Jean-de-Luz. Cette zone lui a d’ailleurs donné son nom, « Lohizune » signifiant « marais ». La cité naguère quasi-lacustre a conquis les marais, notamment derrière la gare, formant les quartiers d’Errepira (Fargeot) et Urdazuri. Il ne reste plus de ces zones humides que les barthes les plus proches de l’estuaire et l’étang de Basa Beltz, extraordinaires biotopes par ailleurs fort utiles à la régulation des eaux. On y trouve notamment des halophytes, plantes relativement rares, et une faune importante d’oiseaux migrateurs (245 espèces différentes) y trouvant un lieu de halte. Les aménagements humains (golf, lycée et terrains de sport) ont en partie dévoré les barthes, mais ce qu’il en reste est aujourd’hui protégé.

Des souvenirs agricoles

Vers l’intérieur des terres, au sud-est, Saint-Jean-de-Luz présente des formes généreuses, faites de vallons et de collines d’une altitude moyenne de 50 m. C’est le royaume dit de la « chênaie océanique », où régnait jadis en maître le chêne pédonculé, en particulier à Basa Beltz, Chantaco, ainsi que dans les vallons d’Indiezenea, Anterenea et Mendiko erreka. Le pin maritime est désormais également très présent, une pinède entière couvrant la zone d’Etxebiague. De petites trouées cultivées ponctuent le paysage rural, sur lesquelles les dernières exploitations agricoles de la ville pratiquent l’élevage bovin et la culture du maïs.
Au plan urbanistique, l’agglomération domine, dense, autour du centre historique. Sa vocation est aujourd’hui essentiellement touristique. Puis au nord, les quartiers résidentiels de Sainte-Barbe et du quartier du lac voient coexister villas cossues et espaces naturels, tandis qu’au sud, de l’autre côté de la voie ferrée, s’étendent des quartiers de populations plus modestes, Errepira et Urquijo, Urdazuri, puis les nouveaux ensembles d’Ixaka, Andenia et Saint-Joseph. Pour le reste, il est assez aisé de situer sur le tracé de l’autoroute A63 la césure entre la frange littorale urbanisée et la frange rurale. Le contraste est saisissant entre le nord de l’autoroute, littoral peu urbanisé et parsemé de campings, et le sud occupé par la zone d’activité de Jaldai puis les espaces ruraux.

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